Histoire de la Pizza Surgelée - Part 2
Histoire de la Pizza Surgelée - Part 2
Oct 24, 2020 0 commentaires

Season one – Episode two de l’Histoire de la Pizza Surgelée : The American Dream

La forte croissance de l’économie des années 50 nécessite toutes les forces libres du pays. Hommes et Femmes, doivent passer moins de temps dans la cuisine et plus de temps dans les shopping mall.

La pizza surgelée était destinée à devenir la Jeep de l’alimentation américaine, assurant la suprématie du Frigo américain et de son allié le Micro-onde

Donc finis les petits restaurants de Little Italy de New York. Les petits malins ont repéré qu’en mettant un peu de basilic dessus, c’est un max d’oseille qu’on récolte. Et elle aiguise beaucoup les appétits. Dans le milieu, on se tâte si on doit faire son stage de fin d’étude à Las Vegas, à Bogota ou à Naples.

Rose et les garçons.

Le business de la pizza surgelée explose dans tous les sens, en quelques mois, les flingueurs régionaux lancent leur petite production, dans l’arrière cuisine des restaurants, on bricole de la pizza surgelée que l’on vend dans sa ville, dans sa région, dans son état.

Et là,  Joseph Bucci dégaine le premier et sort The First Brevet, dans l’idée de sulfater la concurrence.

Et bien non, Joseph ne réussit pas son coup, il s’est couché ou on l’a couché, car ce n’est pas lui qui va palper le plus.

Emil de Chicago rentre en scène.

Emil De Salvi de Chicago, décide de devenir le roi de la Pizza.

Chicago : Une ville lourde de sens criminel, et mais aussi sur les ingrédients de la Pizza.
Mais peut-on encore appeler pizza : la Fat « Chicago Pizza » ? Pas vraiment. Probablement une tradition locale de couler le béton aux pieds de mauvais payeurs des restaurants, ceux-ci n’ayant plus de ciment, ils le remplaçaient avec les ingrédients invendus des Chicago pizzas.

N’empêche que le petit Emil, qui n’était pas vraiment parmi les premiers dans la ligne de départ, se débrouille bien.

Mais on sent l’homme de paille. Ni cuisinier, ni restaurateur, cet homme là est un danseur-musicien, mais quand même, sa pizza surgelée est la première à franchir les ventes locales pour s’imposer dans plusieurs états et partir à  la conquête des ventes nationales.

Et Rose dans tout cela?

Une femme du Minnesota, Rose Totino va vivre The AMERICAN DREAM avec sa pizza surgelée, la superwoman de la Pizza surgelée, la première femme à être admise au Panthéon de l’industrie du surgelé aux USA : La Frozen Food Hall of Fame, la premiere femme à être Vice Presidente de Pillsbury, et cela en partant d’un petit restaurant du Minnesota avec sa voiture en caution de son prêt bancaire.

Rose et Jim Totino, pauvres de naissance, travailleurs, entrepreneurs ont les ingrédients du Self Made Wo-Man. Pour parfaire le film, il y a du suspens : ils font presque faillite mais dieu est sur le Chemin. 
Rose prie au bord de l’autoroute, en demandant l’aide du seigneur. Et là un prêt arrive permettant d’adapter l’usine. Rien ne peut plus les arrêter, quand Dieu s’associe au libéralisme. Le American Dream pour eux, ce sont 22 millions de Dollars en 1975 avec le rachat de leur entreprise par Pillsbury. Pourquoi un montant de 22 millions, car c’est la volonté de Dieu répondra Rose…….

Il nous appartient d’aborder dans les prochains épisodes la part de la pizza surgelée dans les transformations sociétales du rôle du conjoint-e au travers du prisme de la communication commerciale des années 50.

Nous montrerons qu’au-delà des apparences, si la machine à laver à participer à l’émancipation du conjoint-e dans l’apres guerre en Europe, la Pizza surgelée aux USA, a permis au conjoint-e d’affirmer son rôle sexué libéré dans le couple et d’être le fait générateur de génération Woodstock.

La suite au prochain épisode. Merci de votre lecture.

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